12 Juin

Nous mettons tout en jeu dès la première minute d'une présentation lors de réunions ou d'événements

En Europe, notre éducation a favorisé la timidité et la peur du ridicule. Les principes et les valeurs de notre éducation nous apprennent à être humbles, à éviter d'être le protagoniste, à parler à voix basse, à faire peu de gestes, etc.

Ces principes de "bonne éducation" sont importants dans nos vies, mais lorsque nous prenons la parole lors d'une réunion ou d'un événement, nous devenons un protagoniste qui doit prendre les rênes de la communication pour être entendu.

Aux États-Unis et en Angleterre, les enfants suivent des cours d'orthophonie dès leur plus jeune âge et sont habitués à faire des présentations.

La plupart des participants qui ont suivi mes cours ont un niveau de nervosité élevé et craignent le ridicule.

Notre éducation a créé des barrières, des limites et un manque de confiance en nous pour faire face à ces moments d'exposition personnelle maximale.

En effet, nous pouvons avoir un niveau élevé d'estime professionnelle et un faible niveau d'estime personnelle.

Tout au long de mon travail de formateur, j'ai travaillé avec des personnes qui menaient des multinationales au sommet et lorsqu'il s'agissait de parler en public, elles avaient un niveau de nervosité élevé malgré leur habitude de faire de nombreuses présentations.

Pourquoi une personne qui maîtrise très bien le contenu de sa présentation transmet-elle l'insécurité et perd de l'impact ? Parce que ce que nous réactivons lorsque nous parlons devant plusieurs personnes, c'est notre niveau d'estime personnelle qui réactive nos doutes sur notre pouvoir de persuasion
La nervosité entraîne une respiration accélérée, un regard tendu ou fugace, une voix brouillée et un rythme accéléré des mots, ce qui nous enlève toute crédibilité à un moment clé.

La transformation numérique que nous avons connue ces dernières années nous a fait perdre notre capacité d'écoute, notre esprit est habitué à gérer plusieurs tâches à la fois, à passer d'un sujet à un autre et si l'orateur ne capte pas l'attention du public dès la première minute, celui-ci sera distrait.

Cela signifie que tout est gagné dès la première minute ! L'orateur doit commencer avec beaucoup d'énergie vocale, d'intonations, d'expressivité dans le visage agréable, il doit déjà chercher le public et prendre les rênes de la communication.

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